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E-commerce en Algérie : des commandes à l'argent encaissé

· 22 minutes de lecture
DZBuild Team
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Votre publicité a généré des commandes. Vous en avez confirmé certaines et expédié les colis. Quelques jours plus tard, des clients ont reçu leur commande, d'autres colis sont revenus, et le transporteur détient encore une partie de l'argent. La campagne était-elle rentable ? Pouvez-vous augmenter la publicité sans manquer d'argent pour acheter du stock ?

Pour répondre, il faut distinguer trois montants : ce que vous avez vendu, ce qui reste après les coûts et l'argent que vous avez reçu. Une hausse du nombre de commandes ne suffit pas à répondre à ces questions.

Ce guide propose une méthode pratique pour vendre en Algérie : identifier un besoin précis, présenter une offre honnête, suivre un groupe de commandes jusqu'à connaître leur résultat, puis décider à partir des chiffres. Il s'adresse aux débutants qui préparent un premier test mesurable, comme aux commerçants qui reçoivent des commandes sans savoir où passe leur marge.

Aucune méthode ne garantit le succès de chaque produit. Certaines étapes permettent de comprendre ce que veulent les clients, où les ventes échouent et si davantage de commandes laisseront de l'argent après les dépenses.

Illustration d’une commerçante vérifiant un organisateur et d’un commerçant fermant un colis

Suivez la vente, du produit et de l'offre jusqu'à la livraison et à l'encaissement. Les illustrations sont générées par IA et ne représentent pas les commerçants cités ni leurs résultats.

1. Que retenir des expériences et pratiques publiées en Algérie ?​

Sana Nasri raconte avoir lancé Ghir Liha fin 2017 avec un modèle, une couturière et Instagram. La marque propose des vêtements modestes et longs pour les femmes de grande taille. Son récit mentionne aussi des livraisons échouées et des clients qui disparaissent. C'est un témoignage de fondatrice, pas des comptes audités. L'histoire de Ghir Liha.

Nous en retenons qu'il faut identifier la personne que l'on sert et le problème que l'on résout avant d'élargir le catalogue. Les vêtements féminins constituent une catégorie vaste. Un modèle assez long pour une personne qui trouve le prêt-à-porter trop court répond à un besoin que vous pouvez tester.

Dans une présentation donnée par Samir Bouazabia de Batolis en mars 2018, l'entreprise décrivait le contrôle de la qualité et de la conformité des commandes, l'emballage sécurisé et l'évaluation mensuelle des prestataires logistiques. C'est un exemple historique de pratiques déclarées par un commerçant algérien, pas une description de ses résultats actuels. Présentation de Batolis publiée par la Direction du commerce d'Alger.

Decathlon Algérie explique dans ses instructions d'achat que les commandes à livrer sont confirmées grâce à un lien envoyé au numéro de téléphone du client avant leur préparation. L'exemple utile est cette étape de confirmation explicite, sans supposer qu'elle a augmenté les ventes d'un pourcentage donné. Instructions d'achat de Decathlon Algérie.

Vous n'avez pas besoin d'atteindre la taille de ces entreprises pour appliquer le principe : savoir à qui vous vendez, apporter des preuves de ce que vous promettez et suivre ce qui se passe après la commande.

2. Partez d'un besoin que vous pouvez décrire et tester​

Avant d'acheter une grande quantité, répondez en une phrase : Qui achètera ce produit, quel problème résoudra-t-il pour cette personne et pourquoi le choisirait-elle à ce prix ?

Discutez avec des personnes de votre public cible. Demandez-leur quand elles ont rencontré ce problème pour la dernière fois, ce qu'elles ont acheté ou essayé, et ce qui ne leur convenait pas. Demander si un produit leur plaît peut vous apporter des compliments plutôt que des informations sur leur décision d'achat.

Notez les questions récurrentes : taille, matière, compatibilité avec un appareil précis, espace nécessaire à l'utilisation, facilité de nettoyage ou contenu de la boîte. Ces questions vous aident à choisir ce qu'il faut photographier et expliquer sur la fiche produit.

Examinez les offres que les clients peuvent réellement acheter, avec le prix total livraison comprise, les détails fournis et le service après-vente. Voir beaucoup de publicités pour un produit ne prouve pas que ses vendeurs sont rentables.

Inspectez l'échantillon avant de rédiger la publicité​

Essayez vous-même le produit dans l'usage que vous montrerez. Si vous vendez un organisateur de tiroir, mesurez-le et montrez comment vérifier qu'il entre dans le tiroir. Si vous vendez des vêtements, fournissez les mesures et expliquez comment les prendre, sans vous limiter aux lettres des tailles.

Vérifiez aussi le fournisseur. Peut-il fournir à nouveau les mêmes caractéristiques ? Quel est son délai de réapprovisionnement ? Comment traite-t-il un défaut découvert dans un lot ? Toute différence entre l'échantillon et la marchandise destinée aux clients doit être résolue avant d'augmenter la publicité.

Calculez le coût d'acheminement de la marchandise jusqu'à vous, de son emballage et du service après-vente. Mesurez le poids et les dimensions du colis une fois emballé. Une offre qui paraît rentable avant l'expédition peut l'être moins à l'arrivée de la facture du transporteur.

Illustration d’un organisateur mesuré avec un mètre près d’un tiroir vide

Examinez et mesurez l'échantillon avant de promettre qu'il convient à un usage précis.

3. Clarifiez l'offre avant de demander au client d'acheter​

La fiche produit doit répondre aux questions nécessaires à une décision éclairée :

  • Que recevra exactement le client ? Précisez la quantité, la taille, la couleur, les matières ou la compatibilité lorsque c'est utile.
  • Quel est le prix du produit ? Combien coûte la livraison pour la destination et le mode choisis ?
  • L'article est-il en stock ? Quels délais de préparation et de livraison le client doit-il prévoir ?
  • Comment demander un échange ou signaler un produit défectueux ? Qui prend en charge les frais dans chaque cas ?
  • Comment joindre la boutique pour obtenir de l'aide ?

Ne laissez pas le client découvrir les frais de livraison lors de l'appel de confirmation ou à sa porte. Ne promettez pas une date d'arrivée fixe que vous et le transporteur ne pouvez pas respecter.

Par exemple, Cosmos Algérie publie une procédure d'échange et explique comment la prise en charge des frais change lorsque l'erreur vient de la marque. La pratique utile consiste à expliquer la procédure et qui paie. La politique d'une autre boutique ne doit pas être copiée ni considérée comme la loi applicable à votre activité. Procédure d'échange publiée par Cosmos.

Montrez ce que le client a besoin de voir​

Commencez par une vidéo du vrai produit en cours d'utilisation. Montrez sa taille à côté d'un objet familier, le contenu de la boîte, son fonctionnement et les limites susceptibles d'influencer l'achat. Une belle image ne remplace pas ces preuves.

Vous pouvez tester trois angles différents : le problème résolu par le produit, son utilisation ou la réponse à une objection récurrente. Donnez à chaque version un identifiant clair dans votre suivi du test. Si vous changez le prix, l'image et le public en même temps, vous ne saurez pas quel changement était associé au résultat.

Comparez les commandes confirmées, puis les livraisons effectuées, pour chaque version. Les commentaires et les mentions J'aime aident à comprendre les questions, mais ne sont pas des ventes. Des résultats différents entre deux publicités ne suffisent pas à en établir la cause : les destinations, la période ou les publics peuvent aussi différer.

Illustration d’un téléphone sur trépied devant une démonstration d’organisateur

Montrez l'utilisation, les dimensions et le contenu avec une installation de tournage simple.

4. Confirmez les détails et notez pourquoi les commandes bloquent​

La confirmation permet de vérifier que le client a compris l'article, le montant total et le mode de livraison, et que les coordonnées d'expédition sont correctes. Obtenir un oui rapide ne suffit pas.

Vous pouvez adapter un message comme celui-ci :

Bonjour, c'est la boutique [nom de la boutique] au sujet de votre commande de [nom du produit]. Vous avez choisi [taille ou couleur]. Le produit coûte [montant] DZD, la livraison [montant] DZD, soit un total de [montant] DZD. La réception est prévue [à domicile ou au bureau de retrait précisé], dans la commune de [commune]. Ces détails sont-ils corrects et vous conviennent-ils ?

Complétez les informations avant d'envoyer le message. Pour un retrait en bureau, précisez lequel et où il se trouve ; le nom de la wilaya ne suffit pas à indiquer au client où aller. Demandez uniquement les informations nécessaires à la commande et conservez-les dans un registre privé.

Si le client annule avant l'expédition, notez la raison. Ne continuez pas à appeler après un refus clair. S'il ne répond pas, laissez la commande non confirmée ; l'absence de réponse ne suffit pas à établir une fraude.

Distinguez un total trop élevé pour le client, un choix de taille mal compris, un client injoignable et un article indisponible. Ranger tous ces cas dans la catégorie « client pas sérieux » vous empêche de voir ce que vous pouvez corriger.

5. Suivez le même groupe de commandes jusqu'à connaître son résultat​

Donnez au groupe un nom simple, comme Organisateur de tiroir, première offre, semaine de lancement. Il s'agit d'un ensemble défini de commandes, pas des totaux d'une journée quelconque de la boutique.

L'argent reçu aujourd'hui peut correspondre à des commandes issues des publicités de la semaine dernière. Diviser les dépenses publicitaires du jour par les livraisons du jour ne donne pas un coût par vente précis pour cette campagne.

Créez un registre privé, même dans un simple tableur. Pour chaque commande, conservez son numéro, sa date de création, le produit ou la variante, la source lorsqu'elle est connue, le mode de livraison, le numéro de suivi, le statut et le motif d'annulation ou de retour. Ajoutez les dépenses réelles, le montant reçu et la référence du versement.

Laissez la source inconnue si vous ne pouvez pas relier la commande à une publicité précise. Inventer une attribution produit un rapport bien rangé, mais une mauvaise base de décision.

Suivez ces étapes :

ÉtapeCe qu'elle signifie
Commande enregistréeLes informations de commande sont arrivées ; la vente n'est pas encore acquise
Commande confirméeVous avez vérifié les détails avec le client
Colis expédiéIl a été remis au transporteur et dispose d'un suivi
Commande livréeLe client l'a reçue selon les informations de suivi
Retour reçuLe colis vous est revenu et vous avez inspecté son état
Argent reçu par vousVous avez reçu les fonds et les avez rapprochés du versement correspondant

Le résultat d'un colis encore en transit reste en attente. Ne le comptez pas comme retourné et ne l'ignorez pas pour améliorer votre taux. Comparez des groupes ayant disposé d'un délai similaire pour terminer les livraisons, et notez les commandes ou versements encore en attente.

6. Un exemple complet en dinars : que reste-t-il de 100 commandes ?​

Tous les chiffres de cet exemple sont fictifs et pédagogiques. Ce ne sont ni les tarifs d'un transporteur, ni des moyennes du marché algérien, ni les résultats d'une vraie boutique. Remplacez-les par vos factures et vos conditions. Nous supposons un article par commande, sans remise, dommage, remboursement après vente ni autre montant restant dû.

Le groupe comptait au départ 100 commandes. Vingt ont été annulées avant l'expédition et vous avez envoyé 80 colis. Les clients ont reçu 60 commandes. Les 20 autres colis vous sont revenus ; après inspection, vous avez constaté que les articles pouvaient être revendus. Aucun colis ne reste en transit dans cet exemple.

L'article est vendu 3 000 DZD et acheté 1 200 DZD. Le client qui reçoit sa commande paie 500 DZD de livraison. Dans cet exemple, chaque colis envoyé coûte 600 DZD à expédier, auxquels s'ajoutent 200 DZD pour chaque colis retourné.

Montant ou coûtCalcul en DZD
Prix des articles reçus par les clients60 × 3 000 = 180 000
Frais de livraison payés par ces clients60 × 500 = 30 000
Total encaissé auprès des clients210 000
Coût d'achat des unités vendues60 × 1 200 = 72 000
Expédition de tous les colis80 × 600 = 48 000
Frais de retour supplémentaires20 × 200 = 4 000
Emballage de tous les colis80 × 80 = 6 400
Publicité pour ce groupe20 000
Travail et communications de confirmation2 000
Frais d'encaissement pour ce groupe1 000
Reste après les coûts indiqués56 600

Ce reste constitue la marge sur coûts variables : ce que les ventes laissent après les coûts variables indiqués pour couvrir les charges fixes et les impôts, puis dégager un bénéfice. Ce n'est pas le bénéfice net. Le loyer, les abonnements, les salaires fixes et tous les coûts non indiqués doivent être pris en compte avant d'évaluer le bénéfice final.

Pour votre boutique, utilisez le chiffre d'affaires après remises ; ne déduisez pas à nouveau une remise déjà comprise dans le prix réel. Enregistrez les indemnisations, le stock endommagé ou perdu et les autres coûts attribuables au groupe. Ne vous limitez pas aux chiffres de cet exemple si votre activité supporte d'autres dépenses.

Pourquoi compter l'expédition de 80 colis pour seulement 60 ventes ?​

Les colis non livrés consomment aussi emballage et transport. Les conditions de Yalidine d'août 2026 maintiennent les frais de livraison et services supplémentaires à la charge de l'expéditeur si le destinataire refuse de payer. Vérifiez votre contrat. Conditions officielles, article 17.

Qu'en est-il du coût d'achat des 20 articles retournés ?​

Dans cet exemple, vous avez payé 96 000 DZD pour acheter 80 unités. Nous avons imputé aux ventes le coût de seulement 60 unités, soit 72 000 DZD. Les 20 unités restantes valent 24 000 DZD au coût d'achat et restent en stock après leur récupération et leur inspection.

Ces unités ne sont ni de l'argent sur votre compte ni de nouvelles ventes. Elles ne constituent pas une perte totale tant qu'elles restent revendables à la valeur supposée. Si elles sont endommagées ou si leur valeur doit être réduite, enregistrez cette perte au lieu de les comptabiliser comme du stock intact.

Illustration d’une commerçante inspectant les pièces d’un organisateur au-dessus d’un colis ouvert

Vérifiez les articles retournés avant de les remettre dans le stock disponible à la vente.

7. Pourquoi la marge peut-elle être bonne alors que la trésorerie disponible est faible ?​

Poursuivons le même exemple. Le transporteur a encaissé 210 000 DZD auprès des clients. Nous supposons qu'il déduit de ce montant les frais d'expédition, de retour et d'encaissement indiqués, soit 53 000 DZD au total.

Étape du rapprochementMontant en DZD
Total encaissé auprès des clients210 000
Retenues supposées du transporteur53 000
Montant net qui vous est dû157 000
Montant déjà reçu139 000
Montant encore dû par le transporteur18 000

Cette dernière somme vous est due, mais vous ne pouvez pas encore la dépenser. Rapprochez chaque versement du relevé du transporteur, de sa référence et de sa date ; ne vous fiez pas au seul statut livré.

Vous avez payé 96 000 DZD pour les 80 unités, 6 400 DZD pour l'emballage, 20 000 DZD pour la publicité et 2 000 DZD pour la confirmation. Le total est de 124 400 DZD.

L'excédent de trésorerie de ce groupe à ce stade est donc :

139 000 DZD reçus − 124 400 DZD payés = 14 600 DZD.

Après réception des 18 000 DZD restants, l'excédent de trésorerie passe à 32 600 DZD. Avec le stock retourné et revendable d'une valeur de 24 000 DZD, on retrouve le reste calculé précédemment : 32 600 + 24 000 = 56 600 DZD, uniquement dans les hypothèses de cet exemple.

Ces chiffres ne représentent pas le solde complet de votre compte. Ils décrivent les mouvements de trésorerie de ce groupe par rapport à ce que vous avez financé, avant les charges fixes, les impôts et les autres obligations.

Évitez de compter deux fois les dépenses : si vous partez du virement net après déduction des frais du transporteur, ne soustrayez pas ces mêmes frais à nouveau. Si vous partez du montant brut payé par les clients, déduisez une seule fois les frais du transporteur.

Avant de réinvestir, listez les paiements bientôt dus aux fournisseurs, l'argent nécessaire pour traiter les commandes et les sommes à conserver pour les échanges, remboursements et autres obligations. Recevoir de l'argent ne signifie pas qu'il est entièrement disponible pour la publicité.

Illustration d’un carnet comparé à des documents de règlement près d’une calculatrice

Rapprochez les sommes dues des montants reçus et ne comptez les frais du transporteur qu’une fois.

8. Un même coût par commande peut donner des résultats différents​

Dans l'exemple, vous avez dépensé 20 000 DZD et reçu 100 commandes. Le coût publicitaire par commande enregistrée est de 200 DZD. Seules 60 ont été livrées ; le coût publicitaire par commande livrée est donc d'environ 333,33 DZD.

Supposons qu'un deuxième groupe ait le même nombre de commandes et d'expéditions ainsi que les mêmes coûts de base, mais que seules 40 commandes soient livrées et que 40 colis reviennent. Pour la comparaison, nous maintenons les frais d'encaissement fictifs à 1 000 DZD.

IndicateurPremier groupeDeuxième groupe
Commandes enregistrées100100
Colis expédiés8080
Commandes livrées6040
Retours reçus et revendables2040
Coût publicitaire par commande enregistrée200 DZD200 DZD
Coût publicitaire par commande livrée333,33 DZD500 DZD
Reste après les coûts supposés56 600 DZD6 600 DZD

Le reste a diminué de 50 000 DZD alors que le coût par commande enregistrée n'a pas changé. C'est pourquoi il faut suivre le résultat complet des commandes avant de juger une publicité ou d'augmenter son budget.

Cette comparaison arithmétique montre l'effet des résultats de livraison ; ce n'est pas une expérience qui prouve pourquoi ils ont changé. Dans la pratique, examinez les changements concernant le produit, la promesse publicitaire, les destinations, la vitesse de préparation et la communication.

9. Corrigez l'étape où les ventes échouent​

Commencez par la cause la plus fréquente que vous pouvez établir, plutôt que de modifier toute la boutique :

Ce que vous observezCe qu'il faut vérifier d'abord
Des visites de la page sans commandesLa clarté de l'offre et du prix, l'adéquation du public et le fonctionnement de la page sur téléphone
Des annulations lorsque le total est connuLa visibilité des frais de livraison avant l'envoi de la commande
Des questions répétées sur la taille ou la compatibilitéLes mesures réelles, les images explicatives et les limites d'utilisation
Beaucoup de confirmations, mais des expéditions lentesLa disponibilité du stock et votre capacité à préparer les commandes dans le délai annoncé
Des colis qui attendent au bureau de retraitLe client connaît-il le bureau, son emplacement et le moment où retirer le colis ?
Des plaintes concernant un article différentLa conformité de la publicité au produit et la qualité du fournisseur
De bons résultats de livraison, mais des encaissements peu clairsLe rapprochement des relevés d'encaissement, des factures et des virements

Si les clients disent ne pas avoir compris la taille, ajoutez un guide de mesure et une vraie photo, puis observez le groupe de commandes suivant. Si leur objection porte sur le total, corrigez son affichage sur la page. Augmenter la publicité avant de corriger la cause risque de reproduire le problème sur davantage de commandes.

Ne jugez pas une wilaya, un transporteur ou un groupe de clients à partir de quelques commandes. Comparez des données portant sur des produits, périodes et modes de livraison similaires, et lisez les motifs avant d'interpréter les écarts.

Vérifiez les livraisons chaque jour​

Examinez les colis bloqués, corrigez les informations avec le client et le transporteur, et suivez les retours jusqu'à leur réception. N'attendez pas la fin de toutes les tentatives de livraison pour commencer le suivi.

Les conditions de Yalidine d'août 2026 prévoient des notifications à l'expéditeur pendant les tentatives de livraison, puis un retour en cas d'échec. Surveillez les alertes tant qu'une intervention reste possible. Conditions officielles, article 10.

Pour comparer les transporteurs, demandez une offre écrite couvrant l'expédition, les retours, l'encaissement, le supplément de poids ou de volume, les destinations desservies et les conditions de versement. Par exemple, la page tarifaire de Maystro conditionne son offre de retour gratuit à un taux de retours mensuel ne dépassant pas 20 %. Ce seuil appartient à cette offre ; ce n'est ni un taux normal pour le marché ni un objectif qui vous serait imposé. Tarifs et conditions de l'offre Maystro.

10. Comment utiliser DZBuild pour appliquer cette méthode​

Utilisez DZBuild pour présenter le produit, ses caractéristiques, ses photos et ses options, organiser les commandes et suivre leurs statuts, et définir les prix de livraison par wilaya. Le but est de garder les détails des commandes clairs et accessibles, au lieu de dépendre de conversations dispersées. Guide des produits, guide des commandes, guide de la livraison.

Conservez en parallèle un registre des dépenses et des versements du groupe : dépenses publicitaires réelles, factures du transporteur, pertes dues aux dommages éventuels et montants reçus. Le transporteur verse directement au commerçant les sommes du paiement à la livraison selon leur accord ; un chiffre de ventes ne remplace pas le rapprochement de ces virements avec vos relevés. Comment recevoir l'argent de vos ventes.

Pour commencer, ajoutez un produit avec des informations complètes, consultez la page sur votre téléphone et vérifiez que le total et les options de livraison sont clairs. Appliquez ensuite le registre de suivi à votre premier groupe de commandes. Créer une boutique sur DZBuild.

Créer une boutique ne remplit pas les obligations légales de votre activité. Vérifiez les exigences d'enregistrement, de facturation et les autres obligations liées à ce que vous vendez. Affichez clairement l'identité du commerçant, les informations produit, les prix, les conditions de livraison et le service après-vente. Portail du Centre national du registre du commerce, Loi 18-05, notamment les articles 11, 20 et 23.

11. Quand augmenter les ventes, et quand s'arrêter pour corriger un problème ?​

Avant de lancer un test, fixez une somme que vous pouvez lui consacrer sans utiliser l'argent nécessaire à vos obligations existantes. Notez ce que vous voulez apprendre et les conditions qui vous feraient arrêter les dépenses : un défaut du produit, une promesse impossible à tenir ou l'épuisement du montant prévu sans éléments suffisants pour justifier la poursuite.

Il n'existe pas de budget publicitaire ni de nombre de commandes adapté à tout le monde. Le produit, la marge, la demande et le délai de livraison déterminent ce que vous pouvez tester.

Augmentez l'activité lorsque vous pouvez répondre à ces questions avec des chiffres :

  • Un groupe dont les commandes ont toutes une issue connue a-t-il laissé une marge sur coûts variables suffisante après ses dépenses, avec de quoi couvrir les charges fixes ?
  • Le résultat s'est-il répété ou provient-il de quelques commandes ou d'une offre temporaire ?
  • Les fonds sont-ils arrivés, ou connaissez-vous précisément les dates de versement et les montants encore dus ?
  • Le fournisseur, l'équipe et le transporteur peuvent-ils absorber le nouveau volume sans dégrader le service ?
  • Pouvez-vous financer le groupe suivant même si certains versements tardent ou si les retours augmentent ?

Si les réponses ne sont pas claires, corrigez un point précis et observez un autre groupe. Augmenter progressivement le budget en surveillant les résultats constitue un test pratique plus utile que supposer qu'un doublement des dépenses doublera le bénéfice.

Apprenez des clients qui ont réellement acheté​

Après la livraison, rendez les demandes d'aide faciles. Lorsqu'un suivi a une raison utile, demandez si le produit répond au besoin du client et notez les problèmes qu'il mentionne. Demandez un avis honnête et obtenez son accord avant de publier sa photo ou ses propos.

S'il existe un produit complémentaire dont il a besoin, présentez clairement l'offre et calculez la marge sur coûts variables supplémentaire après les remises et la livraison. Ne supposez pas qu'ajouter des articles à une commande est toujours rentable. Envoyez les messages commerciaux ultérieurs aux clients qui ont accepté de les recevoir et respectez leurs demandes d'arrêt.

Illustration d’un commerçant tenant une pièce d’organisateur pendant un appel

Utilisez les questions après-vente pour clarifier le produit et améliorer les commandes suivantes.

Questions des débutants​

Ai-je besoin de beaucoup de produits ?​

Vous n'avez pas besoin d'un grand catalogue pour apprendre d'un test défini. Commencez par une offre que vous pouvez expliquer, fournir et accompagner d'un service, puis développez-la selon la demande documentée et vos capacités financières et opérationnelles.

Faut-il choisir la publicité qui apporte la commande la moins chère ?​

Comparez aussi les résultats de livraison, le coût des retours et la marge sur coûts variables. Une commande peut sembler peu coûteuse alors que son traitement consomme de l'argent, ou qu'une grande part des commandes de la publicité se termine sans vente.

En paiement à la livraison, suis-je payé dès que le statut indique livré ?​

Vérifiez l'encaissement et le versement réels. Le client peut avoir payé le transporteur alors que le virement ne vous est pas encore parvenu. Enregistrez séparément le montant dû et le montant reçu.

Faut-il remettre immédiatement les articles retournés en vente ?​

Recevez-les et inspectez-les d'abord. Vérifiez leur état, leur contenu, s'ils peuvent être revendus, sous quelle description et à quelle valeur. Enregistrez tout dommage ou élément manquant. Ne considérez pas le stock en transit comme déjà disponible sur l'étagère.

Quelle première action puis-je entreprendre aujourd'hui ?​

Choisissez un produit que vous connaissez et un groupe de commandes que vous pouvez suivre. Notez les coûts de la marchandise, de l'emballage et de la publicité, ainsi que les conditions du transporteur. Réunissez les résultats des commandes et les versements dans un même registre. Votre prochaine décision devient alors précise : améliorer l'offre, corriger une cause de retour, changer la façon de traiter les commandes ou financer un nouveau groupe avec l'argent réellement disponible.